Philippe CIPOLLA

2017 - Le gardien de la paix motocycliste Philippe Cipolla est victime d'un accident de la circulation alors qu'il se trouve en service à Angers.

Marié et père de deux enfants, il avait 44 ans. (Photo Actus CMPN)
Samedi 2 Septembre 2017. Deux gardiens de la paix membres de la formation motocycliste urbaine d'Angers (Maine-et-Loire) marquent un arrêt à hauteur d'une station service du Boulevard Bouchemaine, avec l'intention de vérifier la pression de leurs pneumatiques.

Tandis que son équipier inspecte sa moto, le gardien de la paix Philippe Cipolla effectue une ronde dans le secteur. Vers 19h20, sur cette même voie, un automobiliste qu'il est sur le point de doubler vient malheureusement le faucher. Le choc est fatal au motard âgé de quarante-quatre ans.

Originaire de Cholet, Philippe Cipolla était marié à Carine et père de deux enfants : Madeleine et Suzanne. Nommé Major de police à titre posthume, il reçoit également la médaille d'honneur de la police nationale, échelon or ainsi que la médaille de la sécurité intérieure.

Entré dans la Police en 1993, issu de la 127ème promotion de l'école nationale de police de Paris, il avait rejoint la FMU d'Angers en 2005 et devait intégrer la semaine suivante la brigade anticriminalité. Décrit comme un policier exemplaire, boxeur et spécialiste d'arts martiaux, motocycliste confirmé, Philippe était doté d'un grand sens de l'amitié et d'une grande valeur morale et professionnelle.

Sources et références :
JORF n°0211 du 9 septembre 2017, texte n° 26, "Citation à l'ordre de la nation"
Ouest-France du 02/09/2017, "Angers, un motard de la police meurt dans un accident de la route"
Ouest-France du 06/09/2017, "L'hommage solennel au motard décédé dans un accident"
Le Courrier de l'Ouest du 06/09/2017, "La Police rend les honneurs au motard tué accidentellement"

Xavier JUGELE

2017 - Le gardien de la paix Xavier Jugelé est abattu lâchement par un terroriste de l'organisation Etat Islamique alors qu'il se trouve en opération de sécurisation. Il avait 37 ans.
Jeudi 20 Avril 2017. Un équipage de la 32ème Compagnie d'Intervention de la Préfecture de Police est en faction face au N°102 de l'Avenue des Champs-Élysées dans le 8ème arrondissement de Paris. Il a pour charge la surveillance du service culturel de l'Ambassade de Turquie dans un contexte de tensions internationales.

Vers 20h50, un véhicule Audi monté par un individu s'arrête à hauteur du fourgon administratif. Il en sort muni d'une arme d'épaule automatique et tire aussitôt en direction des policiers toujours postés dans leur véhicule. Assis en position de chauffeur, le gardien de la paix Xavier Jugelé, trente-sept ans, est atteint mortellement par des projectiles. L'assaillant est abattu Rue de Berri, au terme d'une brève mais très intense fusillade. Cette soudaine attaque faisait également trois autres blessés : deux policiers et une touriste allemande.

Dans la soirée, l'organisation terroriste État Islamique revendique l'attentat visant directement les forces de l'ordre : "L'auteur de l'attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'Etat islamique". Dans le véhicule conduit par le terroriste, des éléments d'identité désignent un certain Karim Cheurfi, trente-neuf ans : individu très défavorablement connu des services de police. Les enquêteurs retrouvent également un Coran et une lettre manuscrite où il justifie l'action de l'État islamique en Syrie.

Cheurfi était par ailleurs visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers et avait été arrêté en février 2017, avant d'être remis en liberté par la justice faute de preuves matérielles. En outre, il avait déjà été condamné en 2005 à quinze ans de réclusion criminelle pour tentatives d'homicides volontaires sur un policier, un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci, en Seine-et-Marne. Il obtenait par le jeu des remises de peines automatiques un régime de semi-liberté en 2012, puis une libération conditionnelle l'année suivante, rapidement révoquée par une série de délits. Il sortait de prison en octobre 2015.

Originaire de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), Xavier Jugelé est entré dans la Police Nationale en 2010 après avoir servi quelques années dans la Gendarmerie, à Saint-Jean-d'Angely (Charente-Maritime). Il effectuait ses dernières vacations au sein de la Direction de l'Ordre Public et de la Circulation et devait rejoindre le Service de Coopération Technique Internationale de Police le mois suivant.

Décrit comme un policier serviable et bon vivant, il appréciait la musique, le théâtre, et l'art en général. Fan de concerts, il a par ailleurs tenu a être présent lors de la réouverture du Bataclan. Engagé auprès de l'association LGBT Flag!, il vivait avec Etienne, avec qui il s'est pacsé il y a cinq ans. Sensible et volontaire, il avait coeur à assurer la protection des salons liés à l'association et s'était également porté volontaire pour des opérations extérieures avec l'agence Frontex, notamment par deux fois pour sécuriser les flux migratoires depuis la Grèce, près de Lesbos.

Un hommage national lui est rendu le mardi 24 avril dans la cour d'honneur de la Préfecture de police à Paris. Il est nommé Capitaine de police à titre posthume, et décoré de la légion d'honneur. Les gardiens de la paix Cédric L. et Ludovic T., blessés dans la fusillade, ayant respectivement quinze et six ans de services,  sont nommés au grade de chevalier de l'ordre du mérite.

La 32ème compagnie d'intervention organise une cagnotte solidaire à cette adresse.

Sources et références :
Le Figaro du 21/04/2017, "La victime [...] un policier salué pour son courage"
Le Figaro du 21/04/2017, "Karim Cheurfi, multicondamné dès 2001"
Libération du 21/04/2017, "Qui était Xavier Jugelé ?"
France Info du 21/04/2017, "Attentat des champs-élysées : Le point sur l'enquête"
La Nouvelle République du 21/04/2017, "Le policier tué était originaire de Romorantin-Lanthenay"
Paris-Match du 25/04/2017, "Xavier Jugelé, un héros du quotidien"
Décret du 24/04/2017 portant nomination au grade de chevalier

Florent LAVERDURE

2017 - L'agent Florent Laverdure, motard de la police municipale de Tours est victime d'une chute alors qu'il circule sur l'A10.

Si vous êtes un proche de la victime, merci de me contacter/
Mardi 18 Avril 2017. Deux motards de la police municipale de Tours (Indre-et-Loire) circulent sur l'A10 à hauteur de la commune de Saint-Avertin. Alors qu'il est sur le point d'atteindre le pont enjambant le Cher, l'agent Florent Laverdure, vingt-huit ans, perd le contrôle de son engin, une Yamaha MT-09 Tracer, et chute mortellement sur le terre plein central. 

A ce jour inexpliqué, cet accident soulève des interrogations : la moto utilisée, quasi neuve, entrait dans le cadre d'un rappel émis par le constructeur Yamaha signalant un défaut et de fait, la dangerosité potentielle de l'engin par effet de "guidonnage".

Originaire de l'Aisne, Florent Laverdure était membre de la police municipale locale depuis quatre ans. Auparavant, il avait travaillé au sein de la Gendarmerie Nationale à Villers-Cotterets (Aisne). 

Sources :
La Nouvelle République du 19/04/2017, "Un motard de la police municipale meurt sur l'A10"
L'Union du 24/04/2017, "Un policier [...] se tue à moto, le constructeur Yamaha en cause ?"

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